Doigté et subtilité


 
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 Doigté et subtilité

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Tao Fan

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MessageSujet: Doigté et subtilité   Mer 27 Mar - 10:28



L’endroit n’était pas vraiment ce que l’on aurait pu qualifier de « librairie de quartier ». Bien loin de la librairie standard étroite, sans âme et qui donnait un peu à Fan l’impression de côtoyer le bas peuple, celle-ci avait un certain standing sans toutefois verser dans le « luxueux ». Ce qui l’en empêchait tenait certainement à la concentration de sourires chaleureux que s’échangeaient propriétaires et clients réguliers. Quant à elle, elle savait être régulière mais pas assidu. Elle venait parfois s’assoir, commandant toujours le même thé au lotus. Les effets décontractant (techniquement favorable à l’endormissement mais elle était une femme beaucoup trop active pour ça) savait l’aider à se détendre tandis que les autres propriétés de ce thé, elle l’espérait, agissait sur sa silhouette et sur sa peau. Hey… Il n’y avait pas de moment privilégié pour s’entretenir…

Quoi qu’il en soit, ce thé coûteux n’était pas la seule raison de sa venue, à chaque fois. Fan était une femme à l’esprit très concerné et à l’intelligence fine sans qu’elle soit non plus un génie, loin s'en faut. Toujours était-il qu’elle entretenait une certaine culture afin de garder, en société, son petit air hautain sans qu’on le lui arrache facilement de la figure. « Sois belle et tais-toi » était une chose qu’elle pouvait faire… Mais elle savait souvent démontrer qu’elle pouvait être belle même quant elle l’ouvrait. Narcissique ? Sûrement. Sans se croire le nombril du monde non plus, Fan connaissait ses atouts et avait vite apprit à en jouer, jusqu’à ce qu’elle y allie ce côté femme d’affaire qui avait fait sa réussite.

Bref… Le livre qu’elle tenait entre ses longs doigts aux ongles peint traitait de la poésie, décortiquant quelques grandes œuvres, analysant, comparant. Pas l’ouvrage le plus palpitant qu’elle ait jamais découvert dans cette boutique/ce café… Mais elle avait besoin de bases un peu plus solides sur ce domaine bien précis pour une commémoration où elle était sensée accompagner un client du genre réservé mais amoureux de la prose. Un homme qui espérait bien cacher sa timidité latente en se montrant avec elle à son bras, une femme non seulement élégante mais également lettrée. Les hommes étaient finalement plus orgueilleux qu’elle, n’est-ce pas ?

Une page est tournée d’une main, l’autre soutenant le document, puis avec un geste dénotant l’habitude, Fan vient lisser sa jupe fourreau sur quelques centimètres. Ses pieds, chaussés de talons aiguilles ayant coûté une vraie fortune à eux seuls étaient sagement posés à quelques centimètres sous sa chaise et sa silhouette se tenait droite. Chemisier blanc en sur-mesure sous lequel un œil très affûté aurait pu deviner le corsage écru d’un soutien-gorge chic, sous un boléro écarlate, à l’image de sa jupe. Une fine croix ciselée en argent au bout d’une chaînette idoine prenant place entre les deux premiers boutons ouvert de sa chemise et sur la chaise près d’elle reposait le manteau très chic en laine noire qu’elle s’était vu offrir il y avait peu. Contre son cou, du côté droit, un élastique discret tenait rassemblé sa longue chevelure corbeau, laissant cette dernière reposer ainsi dans le creux de son épaule puis sur la rondeur d’un sein jusqu’à glisser sur son ventre.

Son visage était maquillé avec soin, laissant à ses lèvres écarlates le soin d’ancrer le regard tandis que ce dernier était chez elle poudré, crayonné et pourvu d’un mascara mettant en valeur la longueur naturelle de ses cils. Quelques bijoux : une paire de boucles d’oreille assez discrètes, une bague, un bracelet de petites pierres colorées… Fan ne sortait jamais sans être tout à fait apprêtée et le fait qu’on puisse se retourner sur elle en songeant qu’elle puisse trop en faire pour ce genre d’endroit n’effleurait que peu son esprit. Pourquoi se serait-elle inquiétée de savoir ce que les autres pouvaient bien penser d’elle lorsqu’il était si facile de s’en moquer ? Hyun Su aurait comprit cet état d’esprit et nul doute qu’avec lui, ce moment aurait été bien plus ludique.

Qu’importe. Fan lève les yeux de son ouvrage, son regard tombant sur l’homme qui avait prit, comme les quelques autres fois qu’elle était venu, sa commande. Pas qu’il ait dû avoir du mal à deviner ce qu’elle allait prendre, n’est-ce pas ? Quoi qu’il en soit, cet homme était donc un peu plus loin, récupérant un plateau sur lequel reposait une tasse fumante qui devait lui appartenir et il semblait évident à Fan qu’il envoyait tout un tas de signaux émotionnels en direction de son collègue de travail. Ils étaient les deux propriétaires non ? Il lui semblait avoir lu quelque chose à ce sujet, dans le journal, rubrique « société » alors qu’un petit article convivial avait été écrit au sujet de ce café-lecture.

Chaque fois qu’elle venait, c’était un peu le même spectacle désolant de l’homme lançant des filets en direction du même poisson, le ratant chaque fois d’un bon mètre au moins. Ca ou alors plutôt que d’être aveugle et ignorant, l’autre n’était pas intéressé et trop subtil dans sa façon de le signaler pour que le premier renonce. Ca devenait presque lassant de le voir ainsi se torturer à jouer les Roméo alors que Juliette avait les yeux et les tympans crevés.

De fait, tandis que sa tasse de thé au lotus lui est finalement apportée, Fan se fend d’un sourire pour remercier l’homme. Elle n’avait pas été élevée par les chiens (enfin… Elle se comprenait) et savait encore très bien se tenir. Femme qu’on adorait souvent détester et maudire peut être mais pleine de savoir vivre.

Fan vient sortir de la coupelle les carrés de sucre ainsi que le chocolat amer pour ne garder que le thé qui, à cette petite distance, la réchauffait déjà, lui faisant réaliser ainsi que ses mains étaient froides. La faute à la saison difficile, sûrement. L’hiver s’accrochait encore et pourtant, le printemps était arrivé depuis une poignée de jours. La théière est posée non loin et l’homme lui offre un charmant sourire, sachant visiblement se montrer commerçant. Avant de le laisser partir, Fan constate :

Je n’ai pas pu m’empêcher de remarquer votre attitude.

Pas seulement « aujourd’hui », mais c’était tout comme puisque chaque jour était un éternel recommencement, sûrement.

Pardonnez-moi d’entrer dans le vif du sujet de cette façon mais si vous n’y mettez pas un peu du votre, c’est un autre qui profitera de l’objet de vos désirs.

Elle ne comptait pas spécialement entrer plus dans les détails pour le moment, pouvant être très intrusive quant elle le désirait mais pas en permanence non plus. De plus, il avait du travail non ? Néanmoins polie, elle ajoute avec un sourire :

Tao Fan.

Bonjour avait déjà été dit en arrivant mais son identité jamais. Voilà qui était réglé. Et sur ce, reposant son livre, Fan vient récupérer délicatement la petite tasse pour venir souffler sur le breuvage ambré…

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Lee Chung Hee

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MessageSujet: Re: Doigté et subtilité   Mer 27 Mar - 22:38

La brasserie ouvre enfin ses portes, lorsque le petit panneau « open » est tourné contre la vitre, laissant ainsi les quelques clients bien matinaux fouler le vieux parquet et s’enivrer d’une bonne odeur de café. Nous faisons toujours tourner les machines avant l’ouverture, pour nous comme pour les habitués. Un bonjour plus tard, j’ai enfilé ma tenue. Je ne suis pas en costume, mais la chemise est une coutume qui ne se perd pas, car elle donne une certaine prestance à son détenteur. Un sourire orne mon visage, ravissant les jeunes demoiselles qui passent... sans avoir la moindre idée que leurs espoirs sont vains et que je n’y serais jamais réceptive, aussi gracieuses et délicates soient ces fleurs.

Je sers et fait du coude à mon acolyte, glissant quelques mots qu’il ne me renvoie pas, toujours aussi professionnel. Je me mords parfois la lèvre, laissant rêver certaines étudiantes à de belles romances, qu’elles en fassent parties ou non. Le fait que nous soyons deux hommes aurait pu les révulser, mais bien évidemment ça ne faisait qu’attirer les foules.

Choikang est un être particulier, son âme est pure, son caractère est difficile, mais il est compréhensible. Il est mon opposé, lorsque lui se décourage, moi je redouble d’effort, car je ne crois pas à l’échec. Mais parce qu’il n’y croit pas non plus, il se redonne la force, il a une façon bien à lui de se remotiver.

Il est aussi beaucoup plus sauvage, beaucoup plus coincé que moi, mais c’est ce qui fait tout son charme, car il ne laisse de chances qu’à ceux qui savent s’y prendre avec lui. Il ne faut pas croire qu’il est si compliqué, bien au contraire, ne pas prendre ses remarques trop à coeur est la meilleure des solutions, car il paraitra blessant alors qu’il veut simplement « jouer ».

Quelques gâteaux plus tard, je me dois de faire honneur au service, l’effectuant moi-même pour avoir conçu à chacune le met souhaité, qui mieux que lui ou moi pourrait donc servir ? Si ce n’est bien sûr les employés, ils sont rares, mais ils sont bien présents et effectuent un boulot remarquable, je n’ai rien à redire là-dessus.

De loin, à quelques tables de là, j’aperçois l’une de nos habituées. Une charmante femme à laquelle je ne saurais donner d’âge, mais sa beauté et le fait qu’elle ne fasse pas de charme à ces messieurs, laisse suggérer qu’elle est sage malgré tout, sans pour autant que la date de péremption ne soit dépassée...

Elle est silencieuse, toujours courtoise, mais j’imagine qu’une aussi jolie femme ne puisse pas tenir bien longtemps aussi mystérieuse qu’elle soit, elle reste une femme et je serais curieux d’entendre tinter le joli son de sa voix, ne serait-ce que pour une question d’utilité ou non. J’allais faire demi-tour, me reculer, mais fut étonné de voir mon souhait exaucé. C’est ainsi que je mis du temps à comprendre l’affirmation. Mon attitude ? Aurait-elle quelque chose à me reprocher que je ne sache depuis tout ce temps ? Avec un certain air inquiet, j’adresse un sourire, m’inclinant poliment en attendant qu’elle approfondisse sa pensée.

Lorsqu’elle me les fit partager, je fus si secoué que mes yeux s’agrandirent et mon sourire se vit effacé par ma lèvre inférieure que je rongeais à présent. J’avais fini de servir, mais, repris quelques commandes que je laissais à Choikang ne serait-ce que pour en entendre davantage, même si ce serait par intermittence. Elle se présenta sous le doux prénom de Tao Fan, visiblement d’une autre contrée, ce qui n’est pas pour me déplaire, bien au contraire.
    Enchanté, mademoiselle Tao Fan, Lee Chung Hee, pour vous servir, mais... vous le savez déjà. Veuillez excusez mon absence passagère, je ne m’étais pas attendu à pareille remarque, cela dit, je vous remercie de m’avoir fait partager votre pensée et je serais ravie d’en savoir un peu plus...
Autant prendre, les conseilles, de cette femme distinguée, puisqu’elle était disposée à le faire, plutôt que d’ignorer d’une façon désinvolte et que je trouverais ingrate. Je suis mal à l’aise, parlons-nous de la même chose ? J’en doute fort... cela dit, on n’est jamais à l’abri de rien et peut-être ce petit jeu bien trop mis en évidence a fini par être percé à jour comme étant une part de vérité...
    Veuillez pardonner mon impolitesse, mais je suis bien curieux de savoir ce qui m’aurait trahie
Il est évident que je ne pouvais pas parler directement du problème avec une parfaite inconnue, même si ce n’était pas l’envie qui manquait, je voudrais préserver auprès de Choikang une certaine confiance, car il est sensé être mon meilleur ami. Le jeu est bien compliqué en réalité, mais comment le lui faire comprendre ? Le dois-je, au moins ? Je n’en étais même pas certain. Ma cliente, appropriation due au fait qu’elle se soit intéressée à MA vie privée, va devoir s’armer de patience, car malgré les bribes d’informations que je lui cèderais, il ne sera sans doute pas évident de mettre la main sur le noeud qu’est notre relation, à la fois solide et si fragile si l’on venait à tirer sur certains fils... c’est de ces fils dont je me méfie et dont j’ai le plus peur... voilà l’unique raison pour laquelle je ne m’y risque pas.
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Tao Fan

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MessageSujet: Re: Doigté et subtilité   Ven 29 Mar - 11:39



Wouha, il lui resservait son nom comme son prénom comme s’il s’eut agit d’un seul et même mot. Peut être l’habitude des noms composés coréens… Quoi qu’il en soit, ça l’avait à peine fait sourciller pendant qu’elle s’occupait ainsi de la tasse qu’on lui avait apportée, son livre ayant trouvé un peu de place près d’elle, sur la table… Mais assez éloigné pour ne pas risquer le moindre accident. Déjà que souiller sa tenue de théine lui aurait salement entamé la patience, si en plus on lui avait fait l’affront de lui demander de repayer un ouvrage… Son orgueil l’aurait assez mal vécu. Bref…

« Chung Hee », qui supposait –à tort- qu’elle eu déjà connu son prénom, semblait un peu désarçonné par son entrée en matière. Quant à ce fameux nom qu’elle aurait déjà dû connaître, que s’imaginait-il ? Qu’elle connaissait les noms de tous les propriétaires de cafés, magasins de prêt-à-porter, bijouteries… Qu’elle fréquentait ? Dieu merci non… Et au-delà d’avoir des pensées potentiellement désagréables du point de vue des autres, c’était logique non ? C’était à peine si Fan se souvenait du nom de ce café, tant cela lui valait moins d’importance que son contenu, à ses yeux. Pour le coup il ne s’agissait pas de venin craché gratuitement mais juste de logique. Enfin… Tout ça pour dire qu’elle venait simplement d’apprendre son nom ainsi que son prénom et que là, en revanche, elle ne l’oublierait pas. C’était ainsi : elle avait la mémoire du nom des gens. Question de politesse aussi, sûrement.

En tout cas, Chung Hee n’était pas farouche. Portant sa tasse à ses lèvres pour souffler sur le liquide ambré, Fan observait, par-dessus le tout, le visage en longueur de cet homme qui n’avait pas oublié d’être très grand. Une tignasse un rien indisciplinée mais qui faisait sans doute partit du « genre » de l’homme, des yeux en amande assez douce quoi que petits, des traits fins par endroit et un peu plus arrondis à d’autres… C’était sûrement un bel homme, aux yeux d’autres femmes. Pour elle, il perdait de l’intérêt à seulement en être un. Sûrement que l’inverse se valait également, vu ce qu’elle avait perçu, n’est-ce pas ?

Ses lèvres peintes se posent finalement sur le rebord de la tasse et une gorgée minuscule de thé brûlant vient incendier quelques papilles avant d’être avalée. Mais c’était là le propre du thé que d’être bu brûlant, elle avait l’habitude et avait même apprit à aimer ça, en réalité.

L’homme était partit, puis revenu… Cherchant peut être ailleurs une réponse qui ne se trouvait nulle part, sauf peut être dans sa tête ou dans celle de Fan, allez savoir. En fait, la jeune femme s’était plutôt attendu à se faire soit remercier poliment mais fermement, histoire qu’elle cesse de jouer les voyeuses… Soit à ce que le jeune homme nie avant de tourner les talons. D’ailleurs, n’était-il pas en train de jouer un peu le dénie ? Difficile à dire mais son intérêt soudain pour elle, et surtout pour ce qu’elle avait dit, contredisait le fait qu’elle ait pu faire fausse route à lui tout seul.

Vous voulez vous assoir ?

Elle l’avait déjà fait remarquer mais cet homme était vraiment grand. Elle avait beau ne pas faire un mètre soixante, présentement assise il l’obligeait à lever assez haut la tête et au-delà de l’inélégance de la situation, cela allait rapidement lui causer des maux aux cervicales ! Son regard parcourt un peu l’endroit, plutôt fréquenté mais pas en surabondance… Sans doute pouvait-il effectivement se poser quelques minutes avec elle non ? Elle n’allait pas parler pendant qu’il faisait le pied de grue, planté debout devant elle… De fait, accompagnant sa question, Fan présente d’une main le siège en face d’elle, invitante. Et pour répondre à sa question :

Je suis une femme d’observation.

Ha, et pour être tout à fait honnête :

Et j’ai fait de ce genre d’observation toute particulière le fer de lance de mon commerce.

C'est-à-dire que dans son métier, savoir déchiffre un peu la gestuelle de l’autre, identifier les signes inconscient du corps, interpréter le moindre frémissement… Ca devenait une seconde nature. Ho attention, elle n’avait rien d’une profileuse ou rien du genre. Elle percevait à peine plus le mensonge qu’un autre chez un bon menteur et ne devinait rien qui soit trop subtile. C’était juste… Cette espèce de parade amoureuse de la race humaine. Savoir déterminer le charme et à quelle dose il était distillé, d’une certaine manière. Et Chung Hee en avait à revendre. Peut être surjouait-il un peu pour les minettes venu observer. Triste spectacle… On se serait dit dans l’un de ces mauvais mangas japonais ou l’homosexualité régnait, maîtresse, sur le théâtre de la vie. Elle n’aurait pas cru que ce genre de scène puisse exister dans la vraie vie… Il faut de tout pour faire un monde, probablement.

De toute évidence il n’est pas au courant. Ou pas intéressé. Est-ce que ce ne serait pas mieux d’être fixé ?

Courir un lièvre qu’on n’aurait peut être jamais était un gaspillage d’énergie, à son avis. Autant que Chung Hee sache rapidement à quoi s’en tenir non ?

Je ne suis pas là pour vous embarrasser. Pas même pour vous donner des conseils plus ou moins absurdes ou intelligent que vous n’écouterez qu’à votre manière.

Oui bon, Fan avait une idée assez dure du caractère des hommes. Des entêtés qui n’entendaient que ce qu’ils voulaient entendre et ne voyaient que ce qu’ils voulaient voir. La preuve était faite, pour ce dernier point, avec l’autre propriétaire des lieux non ?

Nous bavardons juste je suppose…



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MessageSujet: Re: Doigté et subtilité   Sam 30 Mar - 0:51

L’air étonné de la jeune femme suggérait qu’elle ne connaissait pas mon nom. Mais ça n’avait aucune importance, après tout je n’étais qu’un petit cuisiner / pâtissier détenteur d’un café lecture, parmi tant d’autres. Cela dit, j’étais bien curieux à présent de savoir combien de café de ce genre elle fréquentait pour ne se souvenir d'aucuns. Ou peut-être ne voulait-elle simplement pas se prendre la tête, tout comme je le fais moi et je préfère en sourire plutôt que de m’offusquer stupidement, une cliente, parmi tant d’autres.

Je notais cependant qu’elle était différente et prêta attention à sa remarque qui fit travailler mon esprit plus que de coutume. Les quelques clients servis, je m’assis comme demandé, on ne se refuse pas à une courte pause et qui plus est à une si belle offre. Cela dit, je trouvais cela quelque peu gênant de me faire inviter dans mon propre établissement, même s’il y avait du comique et qu’au final je riais plus que je n’en étais mal à l’aise, discrètement, bien sûr. Je souris, attendant réponses à mes questions, sagement.

Visiblement d’un métier qui nécessite un certain oeil, m voilà rassuré. Je patiente sans dire mot à ce conseil qui pourrait venir et ne suis pas déçu par ce que j’entends. La curiosité d’une femme me poussera toujours à l’être tout autant, car si en homme je demeure physiquement, il y a une part de moi, plus féminine et prédominante que chez les véritables goujats auxquels elle me compare. Je n’y prête pas plus attention, après tout, ça ne se lit pas sur mon visage et elle avait peut-être raison, qu’attendais-je d’une inconnue qui ne connait strictement pas la relation entretenue avec Choikang ? Ainsi, nous bavardons... sur un sujet des plus personnels et sur lequel je voudrais obtenir des réponses... mais je n’en aurais point.
    Disons qu’il y a plus à perdre à être fixé qu’à patauger et je préfère de loin me torturer que de risquer de le perdre, car plus qu’un désir, il est aussi toute ma vie
Et fort heureusement, aucun nom ne sera prononcé, car il serait bien trop aisé à une oreille indiscrète de s’immiscer et de faire fuser quelques rumeurs affligeantes à son sujet. De moi, je n’ai que faire des rumeurs, elles me passent au-dessus, mais de lui, cela me blesse et je ne peux que sourire, d’un certain mal à la jeune femme en face de moi... car vouloir comprendre est une chose, mais le pouvoir en est une autre... en était-elle capable avec si peu d’information ? Le genre humain peut-être formidable comme dévastateur et déraisonnable au point d’accomplir merveilleux comme impardonnable... je serais surpris, dans les deux cas, que l’on m’épate et que l’on me sorte de là, c’est ce que je demande. Cela dit, je ne peux compter que sur moi même et me contenter d’envoyer des signaux, même si l’idée de lui dire de but en blanc me tente depuis un certain temps, je devais bien l’avouer.
    Notre conversation, est bien agréable, alors, car il s’agit d’un sujet qui me tient à coeur... sans jeu de mots et sur lequel tout oeil, qu’il soit avisé ou non apporteras toujours plus à la leçon.
Que l’on soit bien clair, je ne quémandais pas un conseil, mais puisque le sujet était ouvert autant profiter de la situation, et demander son avis à la jeune femme curieuse qui a demandé la première. Je souris d’ailleurs, jetant un coup d’oeil à mon partenaire qui s’en tire plutôt bien, quelque peu frustré d’avoir dans les pattes de jeunes demoiselles venues l’importuner pour ses beaux yeux. C’est assez flatteur pour lui, bien que peu encourageant pour moi. Je soupire discrètement, revenant à cette « conversation ».
    Peut-être n’y vais-je pas assez fort, et pourtant vous êtes loin d’imaginer ce qui se trament une fois la porte de notre appartement passé... il ne veut tout simplement pas me croire, faute d’être beaucoup trop plaisantin sur tous les sujets
Je me confie quelque peu, mais rien de bien méchant cela dit, et qui puisse sortir de ce contexte précis instauré dès le départ. Comme une femme, je suis également curieux de savoir ce qu’elle a à me dire, bien plus expérimentée, je suppose. Je m’étonne également de savoir qu’elle n’est ni choquée, ni même révulsée à l’idée de me côtoyer le temps d’un café, car bon nombre d’Asiatiques n’apprécient pas ce que je suis en réalité et que je cache partiellement. Je suis ambigüe et j’en suis fier, laissant aux gens une chance de m’apprécier partiellement comme je suis pour finalement mieux me connaitre s’ils en sont méritants. Je me mords la lèvre, qu’est-ce qui a bien pu attiser la curiosité de cette femme, pour qu’elle veuille aider un jeune homme amoureux de son meilleur ami, plutôt que de l’en éloigner au plus vite ? N’était-ce pas contraire à un certain éthique ? Qu’importe. Je préfère cette mentalité aussi spéciale et rare soit-elle qu’à la première, bien plus rude et dont je me fous totalement. Au moins, j’ai un certain intérêt à rester sur cette table qui me vaudra peut-être un conseil, mais comme Fan l’a si bien dit, nous ne faisons que bavarder.
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