Pas de vin, merci. [PV]


 
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 Pas de vin, merci. [PV]

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Na Min Ji

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MessageSujet: Pas de vin, merci. [PV]   Mar 26 Fév - 21:30


Il avait remis ça. Encore. Il ne pouvait s’en empêcher… Dès que sa mère allait un peu mieux, elle partait on ne sait où… et revenait dans un état encore pire qu’avant. Alors il se ressentait le devoir de la suivre. Il devait la protéger. C’était son devoir après tout, non ? Il ne pouvait pas la laisser comme ça, l’abandonner ! Non, il ne serait pas un fils digne à ce moment-là. Elle comptait bien trop pour lui pour qu’il l’ignore simplement. C’était tout bonnement impossible pour lui. Il avait prévu que sa mère disparaîtrait ce soir… Il s’était donc organisé en conséquences… Demandé la permission à au patron du café de partir plus vite pour une fois, ce qui n’a pas été une mince à faire...il ne fallait pas oublié que dans l’histoire, c’est l’homme qui rend un service à Min Ji en le prenant comme employé dans un endroit si luxueux alors qu’il pourrait avoir tant de jeunes gens plus… présentables ! Oui, cela, le vieil homme ne le cessait de lui rappeler. Mais ce n’est pas grave, il a l’habitude. Il sourit, il s’excuse, il remercie. Une routine bien ficelée pour continuer sa vie avec le moins de dégâts possibles. Sacrifié également les cours de piano qu’il donne tous les mardis soirs à la petite Seo Ri. Sa passion attendrait.

Ses pas se pressèrent. La rue avait une ambiance lourde. Il haïssait ça. Baisser la tête, c’est tout ce qu’il pouvait faire. Il s’arrangeait néanmoins d’avoir toujours sa mère en vue. Elle avait une démarche chancelante. La même depuis maintenant plus de quinze ans. Il ferma les yeux. Pouvait-il se rappeler de sa démarche d’avant ? Non. Les souvenirs étaient trop flous. Mais il se remémorait parfaitement de son sourire. Il le voyait tous les matins devant la glace… mais sur ses propres lèvres. Il lui ressemblait. Terriblement. Depuis quelques années, il commençait également à avoir les mêmes cernes. Moins marquées… pour le moment. Il secoua la tête, penser à ça ne servait à rien.

Il fronça le nez. Il n’aimait pas cette rue. Et dire que sa mère ne cessait de s’y enfoncer… Il ne pouvait pas la laisser seul. Voilà bientôt deux ans qu’il s’était juré de la sortir de tout ça, coûte que coûte, désormais, il était son Ange Gardien. Ce devrait être son père à sa place, et non lui. N’est-ce pas ? Sur les trottoirs, des femmes peu vêtues. Il ne les voyait pas. Il ne voulait pas les voir. C’est une réalité qu’il ne voulait pas accepter. Certaines s’approchaient trop près de lui, lui proposant milles et uns fantasmes pour… certains prix attractifs, apparemment. Il se contenta de tirer d’une main distraite sur sa capuche, histoire de se cacher de leurs yeux. Il murmure des choses incompréhensibles. Même pour lui. C’est sûrement ce qu’on appelle un réflexe. Les mots qui lui trottent dans la tête tentent de sortir, désespérément, et voilà ce que ça donne. Les gens doivent le trouver étrange, flippant, même. Ce ne serait pas la première, ni la dernière fois. Son frère… lui dit tout le temps.

Il releva les yeux. Sa mère avait disparut. Il paniqua automatiquement. Il avait échoué ?! Encore ?! Il voulait la protéger de tout, même d’elle-même, et il n’était même pas capable de la suivre alors qu’elle marchait si lentement ?! La colère sourde l’envahit brusquement. Oh vieille amie qui ne l’a jamais vraiment quitté… Elle est retournée contre lui-même aujourd’hui.

A cette heure-ci, il devrait être en train d’apprendre le solfège à Seo Ri. Elle se plaindrait, comme d’habitude, me retiendrait parfaitement chaque mot qu’il dirait. Elle était très douée. Peut-être autant que lui à son âge. Elle demanderait constamment s’ils pouvaient faire une pause et se rendre dans le « petit » salon pour qu’ils jouent un peu à la playstation. Petit salon qui fait à lui seul l’appartement entier qu’il occupe avec sa mère. Et la playstation, il ne sait pas y jouer. Il est plus que nul aux vidéos. Manque d’entraînement.

Mais sauf que là, il était au froid, dans la rue, à chercher, le regard fou, la silhouette de sa mère. Il ressemblait à un gosse de quatre ans ayant perdu sa maman dans un centre commercial. Ses yeux s’accrochèrent à une enseigne. Un Host Club. Il avait peur de comprendre ce que sa mère faisait dans un endroit pareil. Sauf que… il fallait tout tenter. Il n’avait plus le droit d’être lâche maintenant. Sa mère avait besoin de lui. Il soupira et tira légèrement sur ses manches pour cacher ses doigts. Ses précieux doigts de musicien ne doivent surtout pas être blessés. Honteux, il s’avança vers la porte et entra, lentement. Elle devait être là, c’est le seul endroit où elle était susceptible d’entrer dans le coin.

Un homme s’avança immédiatement vers lui, un énorme sourire aux lèvres. Hypocrite. Pourtant, Min Ji répondit à ce sourire. « Excusez-moi, vous… n’auriez pas vu une femme qui me ressemble ? » Le sourire de l’homme disparut aussitôt. Il devait avoir compris que le jeune n’était pas un client potentiel. Il fit un petit signe en direction d’une table. Min Ji suivit le doigt du regard. Sa mère… en charmante compagnie, apparemment. Il grinça des dents. Il aurait dû s’en douter… C’était très douteux qu’elle ait réussit à garder un peu d’argent de côté. Elle ne l’avait même pas dépensé pour de la drogue. Oui, trop douteux.

Il se mordit la lèvre. Comment ce type pouvait-il se permettre d’être si intime avec sa mère ?! Il devait se retenir de foncer droit sur eux… Il se contenta d’avancer lentement. Pour être sûr que c’était bien elle, qu’il ne rêvait pas… De là où il était, il vit enfin de qui il s’agissait… « Maddox… » Le nom lui échappa. Il était bien trop surpris pour retenir sa voix. Que faisait-il là ? Avec sa mère ? Cela… ne semblait pas être la première fois… Où était-ce une impression ?
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Ahn Maddox

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MessageSujet: Re: Pas de vin, merci. [PV]   Jeu 28 Fév - 22:06



C’était ainsi tous les soirs. Il revêtissait un ensemble qui ne lui correspondait guère, adoptait une attitude qui n’était sienne, dégageait ses lunettes pour les remplacer par des lentilles de vue d’un magnifique bleu azur. Il n’y avait rien à redire, il était beaucoup plus beau ainsi, adieu l’intello qui n’intéressait personne, bonjour le séduisant host. Il n’aimait guère cela, il n’avait pas besoin de plaire à quiconque du moins moralement il n’en avait pas besoin, financièrement c’était tout autre chose. Son physique représentait son seul atout dans ce milieu nocturne où ne régnait que drogue, alcool et sexe. Il avait souvent hésité à se prostituer, souvent hésité à vendre ce corps qu’il respectait tant, souvent il avait été à deux doigts de commettre l’imparable mais finalement il n’avait jamais eu le courage de franchir cette barrière. Ses mœurs ne le lui permettaient pas, il ne pouvait pas s’abaisser à ça, pas tant qu’il s’en sortirait en étant un simple host. La prostitution est considérée comme un problème car elle est souvent aux mains de la criminalité organisée. Les prostituées peuvent être victimes d'une forme d'esclavage. Les prostituées sont également concernées par les maladies sexuellement transmissibles et les convoitises que provoquent leurs revenus. Certains usagers de drogues, le plus souvent l'héroïne ou le crack, obtiennent leurs drogues principalement grâce à la prostitution. Ils reçoivent de l'argent pour le sexe, qui est ensuite utilisé pour acheter les drogues. La majorité de ces prostituées toxicomanes prennent part à la prostitution de rue, car elles ne disposent pas généralement des ressources nécessaires pour travailler de façon autonome dans un bordel ou pour être callgirls, et beaucoup de maisons closes ne veulent pas employer des personnes droguées. Il en connaissait beaucoup, beaucoup trop. Des personnes qui se prostituaient pour survivre mais aussi pour pouvoir satisfaire leur dépendance à la drogue. Autant dire qu’il aurait préféré ne jamais rencontré de telles personnes. Au fond peut-être avait-il peur de devenir comme eux, se sniffer un rail de cock histoire de tenir la soirée. Non décidément il ne pouvait s’y résoudre. Le simple fait de charmer des femmes ayant pour la majorité l’âge de sa mère le répugnait, et cela était bien suffisant. Partager plus qu’une soirée avec elles lui était inconcevable. C’était comme s’imaginer entretenir des rapports sexuels avec sa mère. Une perte totale de moralité, une absence de conscience, l’apparition d’un manque d’empathie. Il ne voulait pas devenir cet homme que tout laissait présager qu’il ne tarderait pas à être. Maddox était un homme qui se respectait, bien que son métier ne laissait guère penser que ce soit le cas. Un homme qui ne voit que par une seule et unique femme. Sooyeon. Il l’aime, pire il donnerait cette vie pour cette femme. Le plus fou là-dedans c’est qu’elle ne le sait même pas, qu’elle ne le remarque guère. Des fois il s’en veut de pratiquer une telle activité professionnelle allant à l’encontre des sentiments qu’il cultive pour la jeune asiatique, car oui, il fréquente d’autres femmes. Vous me direz, il n’entretient aucune relation avec la jeune étudiante, cependant dans son éducation il a toujours été clair que fréquenter d’autres femmes que celle pour laquelle on éprouvait des sentiments était une forme de tromperie. Alors d’une certaine manière, il l’a trompé. C’était drôle il l’a trompé sans même qu’elle le sache, encore plus drôle sans même qu’elle se doute de son attachement à elle. Il était ridicule.

Il passa une main dans sa chevelure tout en saluant d’un hochement de tête le vigil plaçait devant l’entrée du club. D'une boîte de nuit à une autre, c'était toujours la même chose. De la musique retentissait dans la salle et des lumières aveuglantes se promenaient sur la piste, laissant des endroits plus sombres ailleurs. Trois choses les différenciaient. C'était la clientèle, le style de musique et bien sûr, l'animation. Les basses résonnaient dans sa poitrine et faisait vibrer le comptoir. La chaleur était étouffante et la musique pulsait douloureusement à ses oreilles. Les lumières balayaient la salle remplie de bruit et l'atmosphère était plus que lourde. Il se dirigea tout naturellement vers une banquette sur laquelle il prit place, faisant signe à un serveur de lui apporter une bouteille de champagne que sa très chère cliente lui avait demandé de préparer avant qu’elle n’arrive. Encore une femme bien trop âgée pour lui, encore une femme qui avait un goût un peu trop prononcé pour l’alcool, la drogue et le sexe. Il avait beau se montrer respectueux, il commençait sérieusement à ne plus supporter ce genre de clientes. Trop entreprenante, trop tactile, trop vulgaire. Des talons claquèrent contre le sol tandis qu’il relevait délicatement la tête vers sa cliente un sourire aux lèvres avant de se lever, pour faire s’installer celle-ci. Dans une vie antérieure le jeune homme était persuadé d’avoir été un acteur, un très bon acteur, c’est fou à quel point il pouvait s’inventait une personnalité qui ne lui était pas propre. Le serveur arriva à leur hauteur, posant délicatement les coupes sur la table basse, tandis que maddox s’emparait de la bouteille afin de servir avec élégance sa partenaire. « Veuillez m’excuser de n’avoir pu préparer votre champagne, puis-je vous proposer quelques fraises pour accompagner le champagne. » A peine eut-il prononcé ses paroles qu’il fit signe au jeune serveur de lui ramener une coupelle de fraises. Il savait parfaitement de quoi raffoler les femmes de cette âge, elle aimait l’élégance et la subtilité. S’asseyant à ses côtés, il lui tendit une coupe tout en lui adressant un doux sourire charmeur, avant de ne venir trinquer avec sa cliente. Posant délicatement ses lèvres contre sa coupe de champagne, il plongea son regard dans celui de cette femme qui aurait pu être sa mère. Elle lui parlait de beaucoup choses pour ne rien dire quoi que ce soit de réellement intéressant. Elle avait déjà bu avant de venir, il pouvait le sentir. Rien que les pupilles dilataient de cette femme lui dévoilait dans quel état elle était actuellement. Comme une femme pouvait-elle s’infliger ça ? Que c’était-il passé dans sa vie pour qu’elle puisse finir ainsi ? Qu’importe après tout elle le payait pour lui tenir compagnie, il n’allait pas non plus jouer les bon st maritain. Il ne se mêlait pas des affaires d’autrui cela ne lui apportait généralement que des ennuis, sauf bien sur lorsqu’il s’agissait d’amis.

« maddox … » Il leva la tête vers l’inconnu qui venait de l’interpeller tout en riant à l’une des blagues de sa cliente, blague qui n’avait rien de drôle, mais que voulez-vous un host ce doit de satisfaire pleinement ses clientes et de rire à tout ce que celles-ci disent. La jeune silhouette qui se dessina devant lui n’avait rien de celle d’un host ni d’un serveur et encore moins d’un probable client. Bien sûr que non, le petit blondinet n’était d’ailleurs pas du genre à se rendre dans ce genre de club, sinon maddox se serait montré plus prudent. Il était discret sur son job, et n’avait aucune envie que l’intégralité de l’université soit au courant et encore moins sa propre mère. « minji. Que fais-tu là ? ». Il haussa un sourcil son bras enlacé autour de la taille de sa cliente. « je ne peux pas te parler là, comme tu peux le voir je suis occupé. Alors sois gentil attends la fin de mon service. » Il se montrait un peu froid avec son ami, mais n’avait pas réellement le choix c’était son salaire qui était en jeu, si le jeune homme restait trop longtemps à se taper l’incruste sa cliente risquerait de ne pas le payer et il avait besoin de tout sauf de cela. Lançant un coup d’œil à sa cliente, il fut étonné de la voir gêné voir mal à l’aise, ses yeux rivés sur le blondinet. Un coup d’œil au jeune homme puis à sa cliente, une fois, deux fois, trois fois. Ne lui dites pas que le blondinet et elle se connaisse, tout mais pas ça.

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MessageSujet: Re: Pas de vin, merci. [PV]   Ven 1 Mar - 21:58


Il était complètement perdu. Si son jumeau était là, il se fouterait ouvertement de sa gueule. Et le frapperait « histoire de le réveiller ». Mais son frère n’était pas là. Et il pouvait très bien se ridiculiser tout seul rien qu’avec son expression confuse, plantée là, au milieu du passage. D’ailleurs, il se fit bousculer par un serveur, visiblement irrité par sa présence. Il baissera rapidement la tête et s’excusa à plusieurs reprises en s’inclinant alors que l’homme était déjà partit plus loin depuis longtemps, l’ignorant. Cela lui permit à peine à reprendre ses esprits… Il n’aurait jamais imaginé sa mère dans un tel endroit… malgré son comportement, malgré la drogue… Mais comment un enfant pouvait-il imaginer sa propre mère dans un Host Club avec à son bras un jeune homme qui pourrait être son fils ?!! Ce n’était pas normal. Ce n’était pas sain.

Il avait entendu son prénom. Plus de doute. Malgré tous les artifices, c’était bel et bien Maddox devant lui… Il n’y croyait pas. Il ne reconnaissait pas le gars qu’il considérait comme un ami au fil du temps. Ce ne pouvait pas être lui. Mais ça l’était. Qu’est-ce que lui faisait ici ? Il suivait sa mère. Comme il se sentait l’obligation de faire bien trop souvent. Il aimerait ne pas en avoir besoin. Il aimerait avoir confiance en elle et la laisser sortir sans s’inquiéter, être certain qu’elle n’ira pas racheter de la drogue avec l’argent qu’il lui avait donné pour qu’elle aille s’offrir un cadeau. Chaque fois, il lui demandait de prendre soin d’elle, de s’offrir n’importe quoi à part de l’alcool ou de la drogue… Chaque fois… cela échouait. Lamentablement. Mais le Host Club, ça, elle ne lui avait jamais fait. A moins qu’il n’en avait jamais été témoin. Avec elle, plus rien ne l’étonnait désormais. Juste de la déception encore et encore. Et cette colère sourde qui lui vrille le ventre. Il en arrivait jusqu’à haïr son père et souhaiter sa mort… pour tout ce qu’il avait fait à sa mère… et son frère. Puis il s’en était voulu de tant de haine. Comme d’habitude. Pur, pur, pur ! Trop pur pour être honnête ! La voix de son jumeau le hanterait certainement jusqu’à sa mort. Dans un monde où le mot "pur" devient une insulte, on grandit en se fracassant contre les murs. Et les murs, c’était son père. Son frère… et tous les autres. Les racailles de son quartier. Les patrons de bars, restaurants qui refusaient d’engager un « enfant de là-bas ». Les parents qui continuent de dire à leurs gosses qu’il ne faut pas faire confiance aux gens comme lui. Aux professeurs qui ont abandonné depuis le départ de leur inculquer quoi que ce soit. A la police qui les désigne coupable, par défaut… Oui, il était en colère contre tout le monde. Y compris lui-même. Non, surtout lui-même.

L’attendre à la fin de son service ?! Non mais il croyait que Min Ji était là pour lui ? Comment Maddox n’avait pas pu remarquer ? L’air de famille était visible à des kilomètres. La plus grande différence entre Min Ji et sa mère, c’est que sa peau à lui n’était pas encore dévorée par les affres du temps, de l’alcool et de la drogue… et également que Min Ji n’était pas aussi maigre que la femme. Pas encore. Maddox devait être aveugle. Il devrait porter ses lunettes. Ils avaient les mêmes yeux. Le même nez. La même bouche. La même mâchoire. Les mêmes marques sur le corps… Les mêmes grains de beauté… La même famille… Les mêmes emmerdes.

Non, tout le monde pouvait voir qu’ils étaient liés par le sang. A moins que Min Ji ne voie sa mère trop souvent, et qu’à force, ses traits sont incrustés dans la rétine… et lorsqu’il se voit dans le miroir, c’est elle qui ressurgit brusquement. Il ne veut pas devenir comme elle. Il ne veut pas plonger si bas. Il ne veut pas que ces enfants subissent ce qu’il a vécu… Il ne veut pas d’enfants. C’est plus facile ainsi. S’ils n’existent pas, ils ne peuvent pas être malheureux.

« Allez Maman, viens, on rentre… » Son ton était suppliant. Sa voix faible. Il n’avait plus la force de se battre contre ce genre de surprise. Il tendit la main vers elle, au cas où elle n’arriverait pas à se relever seule. Comme trop souvent. Il ne voulait pas parler à Maddox. Il ne voulait pas lui donner de l’importance. Ainsi, ce serait peut-être plus facile de tout oublier. De se convaincre que finalement, ce n’était pas lui. Et faire comme si de rien n’était, ignorer toute cette foutue soirée. Mais il ne partirait pas. Pas sans sa mère.

Tout ce qu’il souhaitait, c’était fuir d’ici au plus vite. Oui, il était lâche. Mais il n’a jamais prétendu le contraire. Son frère était courageux lorsqu’il le voulait, pas lui. Lui n’était bon qu’à être pur. Et à jouer du violon. Mais ce ne serait pas ça qui ferait revenir sa mère auprès de lui. Comme avant. Avant tout cette histoire de drogue. S’il était son frère, peut-être qu’il aurait déjà trouver une solution à tout ça, sans rien demander à personne. Juste en donnant des ordres aux autres.

Sa mère ne semblait pas vouloir bouger. Non, elle préférait largement reprendre une gorgée d’alcool et se coller contre Maddox. Min Ji ne se sentait pas le cœur à la supplier au milieu de ce host club. La seule personne qui savait pour sa mère, et qui le soutenait… était là, devant lui, à la faire plonger un peu plus. Ironie, quand tu nous tiens. Les questions se bousculaient dans sa tête et les réponses prenaient leur envol bien loin de son esprit. Ce dernier était pâteux. Il s’enlisait dans ses propres pensées. La fatigue ? Non, cela faisait longtemps qu’elle n’avait plus d’effet sur lui. Il était comme immunisé. En y pensant… peut-être que c’était le désespoir. C’était donc ça qui avait gagné tout le reste de son quartier ? Cet étrange sentiment qui vous tire vers le bas ? Qui vous vide de toute force ? Il avait donc enfin perdu. Baissé les bras. C’était la goutte d’eau qui avait fait déborder le vase ?! Il avait donc craqué ?!

Non. Ce n’était pas possible. Pas maintenant. Le désespoir, ce n’était pas fait pour lui. S’il craquait là, il n’y aurait plus personne pour sa mère. Il n’y aurait plus personne pour calmer la petite Seo Ri pour qu’enfin elle s’asseye faire ses cours de solfèges. Il n’y aurait plus personne pour dire à Madame Joo que non, le dimanche, le facteur ne passe pas. Plus personne non plus pour aller chercher son frère au commissariat…

Il ne pouvait pas tout lâcher maintenant.

C’était trop tôt. Ou trop tard.

Il regarda sa mère droit dans les yeux. Et c’est elle qui flancha le regard. Comme toujours l0rsqu’il avait la force de jouer à ce jeu. S’il avait bien compris une chose depuis qu’il était petit, c’est que tant que sa mère avait encore un peu de lucidité, elle détestait qu’il la regarde dans les yeux… ces yeux de droguée. « S’il-te-plaît… Rentrons… »
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Ahn Maddox

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MessageSujet: Re: Pas de vin, merci. [PV]   Mar 5 Mar - 22:31




L’une des premières règles que se devait de respecter un host, était de ne pas se mêler ou chercher à connaître la vie privée de ses clientes. Cela ne les regardait en rien et ne saurait qu’attirer des ennuis aux jeunes hosts. C’était l’une des raisons pour laquelle maddox ne posait jamais de questions personnels ou à caractère privée à ses clientes, tout ce qu’il se permettait de demander c’était ce qu’elles aimaient que ce soit musicalement parlant, politiquement parlant ou même psychologiquement parlant. Le jeune asiatique était un homme qui savait parler aux femmes, qui savaient les respecter et mieux encore, qui savait éviter tout sujet fâcheux. Il voyait bien que sa cliente était mal en point autant physiquement que psychologiquement parlant, mais il n’avait guère le droit de lui demander pourquoi, de chercher à savoir le pourquoi du comment ou même de sous-entendre qu’il s’en inquiétait. Il n’était qu’un employé et son travail consistait avant tout à ramener de l’argent pas à jouer les psychologues au risque de ne jamais voir l’oseille. Pourtant cela ne signifiait en aucun cas qu’il était sans cœur bien au contraire, cela ne le rendait guère heureux de devoir jouer les hosts avec des femmes ivres mortes, drogués ou tout bonnement désespérées. Il se sentait mal de devoir agir de manière aussi insensible juste parce que son contrat ne lui permettait pas de s’immiscer dans la vie de ces femmes. La vie privée est la capacité, pour une personne ou pour un groupe, de s'isoler afin de se recentrer sur sa vie et de protéger ses intérêts. Les limites de la vie privée ainsi que ce qui est considéré comme privé diffèrent selon les groupes, les cultures et les individus, bien qu'il existe toujours un certain tronc commun. La vie privée peut parfois s'apparenter à l'anonymat et à la volonté de rester hors de la vie publique. Quand quelque chose est dit "privé" pour une personne, cela signifie généralement qu'à cette chose est rattachée des sentiments spéciaux et personnels. Le degré de privatisation de l'information dépend donc de la façon dont le public pourrait la recevoir, ce qui diffère selon les endroits et à travers le temps. La vie privée peut être vue sous un aspect sécuritaire. Il avait choisis de pratiquer ce métier honteux, il devait en assumer les conséquences morales qui s’y apparentaient. Etre host ne signifiait pas accompagner de magnifique jeunes femmes sans problèmes le temps d’une soirée, non, bien au contraire, cela serait trop drôle. Et son métier n’avait vraiment rien de drôle. Il avait l’impression d’abuser de ces femmes, pourtant il ne leur faisait rien, il se contentait juste de les voir s’abaisser encore et encore comme de vulgaires choses sans valeurs. La plupart n’avait plus aucun respect pour elle-même et venait dans le club, pour retrouver ce respect que l’on ne leur avait pas donné depuis longtemps. Heureusement pour les hosts, les vigils vérifiaient l’identité de toutes personnes de sexe masculin pénétrant dans le club afin d’éviter de se retrouver confronté à des membres de la famille des clients, ce qui risquerait de leur poser de sérieux problèmes et ce n’était peu dire. Comme réagirait un mari en voyant sa femme dans les bras d’un jeune petit minet ? Et un homme en voyant sa mère dans les bras d’un homme de son âge ? Il n’osait l’imaginer, il n’aurait d’ailleurs pas supporté de voir sa mère fréquenter de tels clubs. Lui qui était relativement calme n’hésiterait pas se ruait sur l’homme qui oserait toucher sa mère de la sorte, toucher sa mère de la même manière dont il touchait cette probable mère de famille. Il se dégoutait, c’est fou comme ça le tuait mais il n’avait pas le choix c’était le bonheur de sa mère qui passait avant tout, elle avait tellement fait pour lui , c’était à présent à lui de bosser pour la rendre heureuse même si cela devait se déroulait dans un milieu des plus honteux.

Il posa son regard sur minji, se mordant la lèvre inférieure. Son expression ne trahissait en rien ce à quoi maddox était en train de penser. Ce mauvais pressentiment qui l’avait suivi toute la journée prenait enfin forme. Tout semblait coller à merveille. Une mère droguée, alcoolique que son jeune ami tentant de sortir de l’enfer et cette cliente complètement défoncée à longueur de temps. Ce petit nez aguilin, ses lèvres pulpeuses et ses yeux sombres qui leur étaient communs. Il n’y avait aucun doute, pourtant le jeune host se refusait d’y croire. Combien y avait-il de chances que l’une de ses clientes soit la mère d’un de ses amis et qu’il soit en plus de cela, l’homme censé sortir cette femme de cette vie qui n’était guère sienne. Il se sentait mal, il faisait chaud d’un coup et il ne savait plus réellement quoi dire, trop perdu dans ses pensées. Que pourrait-il dire à son ami, aucun mensonge ne pourrait justifier sa présence ici, il était host et cela se voyait il n’y avait rien de plus à dire. Il entendait son ami supplier sa cliente de quitter les lieux et de rentrer mais plus encore il la sentait se coller contre lui comme pour appuyer le fait qu’elle ne comptait pas partir maintenant et ce, bien que son fils le lui demande. Son cœur se serra, il avait mal pour minji et le pire dans tout cela c’est qu’il ne savait que faire pour arranger les choses, était-ce d’ailleurs possible d’arranger quoi que ce soit ? « S’il-te-plaît… Rentrons… »Maddox déglutissait douloureusement, sa main saisissant un verre de vodka qu’il vida d’une traite. Que pouvait-il réellement faire , là maintenant si ce n’est enfoncer le couteau dans la plaie ? Parce que oui, il était actuellement en service et il ne pourrait pas laisser partir la jeune femme sans un sous, il avait besoin qu’elle le paye et savait très bien qu’elle refuserait de le faire si elle partait maintenant. Ce que risquait l’asiatique n’était pas seulement de perdre l’amitié de minji mais aussi de perdre cet emploi qui lui permettait de vivre et de subvenir aux besoins de sa mère. « minji, elle ne peut pas partir, pas maintenant. Elle n’a pas payé, si je la laisse partir je me ferais virer. » Comme pour appuyer ses dire la mère de minji, se colla d’avantage à lui tandis qu’il fixait son ami d’un regard désemparé. Il ne faisait pas ça par plaisir, cela n’avait rien d’amusement de voir son camarade souffrir, mais elle payait généralement bien et cet argent lui était nécessaire pour payer le loyer. Le pire dans tout cela c’était que si minji restait avec eux, il devrait lui aussi payait sa part pour avoir passé sa soirée avec le jeune host. « tu peux rester avec nous si tu le veux, mais tu devras toi aussi payer mes services, je ne suis pas le maddox que tu connais, là je ne suis qu’un host qui travaille pour subvenir aux besoin de sa mère, je pense que tu peux comprendre ça. ». De toute manière qu’il comprenne ou non c’était la même chose, maddox employé ma méthode douce, ce que ne ferait pas les vigils si la situation venait à déraper, ce que l’asiatique n’espérait guère.

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MessageSujet: Re: Pas de vin, merci. [PV]   Dim 10 Mar - 16:35


    C’était un véritable cauchemar. Comment aurait-il pu imaginer que Maddox avait… ce genre de vie ? Il se sentait trahi. Horriblement. Il lui faisait confiance… Il lui avait confié l’avenir de sa mère, presque ! Et voilà comment il la tirait vers le fond dans son dos ?!! Min Ji n’arrivait pas à y croire. Tout ça n’était qu’une mauvaise pièce de théâtre.

    Il aurait aimé payé Maddox à la place de sa mère. Il aurait aimé le pouvoir. Il serra les dents. Il n’avait pas pris beaucoup d’argent sur lui. Pourtant… il savait bien que sa mère se mettait toujours dans les emmerdes. Il savait bien qu’il aurait dû prévoir une certaine réserve d’argent pour la sortir de ce genre de situations ! Pourquoi était-il surpris ?! Il aurait dû prévoir cela. Comme d’habitude. Ce ne serait pas la première fois… Combien de fois s’était-il retrouvé à payer directement lui-même le dealeur pour qu’il la laisse tranquille ave ses dettes ? Combien de fois avait-il payer l’adition de sa soirée trop arrosée pour que le barman la laisse partir ? Il ne comptait plus depuis longtemps. C’est vrai, il était fatigué de tout cela. Mais que pouvait-il y faire ? Sa seule chance… s’est Maddox et ses connaissances en droit… Enfin, c’était Maddox. Il.. il… trouverait quelqu’un d’autre pour l’aider avec la loi… Oui, il trouverait quelqu’un d’autre. N’importe qui sauf Maddox. Il ne pouvait plus lui faire confiance… Pas maintenant qu’il a découvert tout ça…

    « Je te rembourserai. Tu sais que je tiens parole. » Evidemment. Petit Ji est trop pur pour être menteur. Que pouvait-il dire d’autre ? Il n’avait rien d’autre que sa parole sous la main. Comme bien souvent. S’il était un peu plus riche, un peu plus intelligent, un peu plus beau, un peu plus costaud… peut-être que les choses seraient différentes. Non, c’est certain, les choses iraient mieux. Il fallait qu’il change pour avoir une chance d’aider sa mère.

    Ses yeux s’agrandirent lorsqu’il entendit Maddox parler de sa propre mère… Il faisait tout cela pour elle ? Il n’arrivait pas à comprendre… et pourtant, il devait le mieux placé pour cela… « Tu penses que… c’est de l’argent sale qui lui faut à ta mère ? » Il avait lâché ça sans réfléchir, dans un murmure. Mais il était certain d’avoir parlé assez fort pour que son ami entende. Après tout, c’était la vérité, non ? En tous les cas, c’est ce qu’il pensait vraiment. Lui, ne pourrait jamais à sa mère de l’argent dont il ne serait pas fier. Trop pur pour sauver qui que ce soit s’il doit renoncer à sa dignité… C’est ce que son frère lui avait sorti une fois, avant de quitter la maison pour la énième fois. Oui, dans un sens, il était lâche. Il serait incapable de faire le même sacrifice que Maddox… Mais est-ce une mauvaise ou une bonne chose ? Il n’en avait aucune idée. Il était perdu au final. Dans sa tête, tout se mélangeait. Le bien et le mal. C’était la première fois. La toute première fois depuis qu’il est né, certainement. Il était confus… et tout cela à cause de Maddox. Cela remettait tout en question t0ut à coup. Et il sentait déjà la migraine arriver à grand pas.

    A quoi tout cela rimait ? Combien de fois, combien de gens lui avaient dit qu’il devrait tourner la page, laisser sa mère derrière… ? Mais il ne pouvait pas. Cela lui était strictement impossible. C’était la seule personne de « son côté », comme il disait. Maintenant que même Kwang Sun lui tournait dos, s’il n’avait pas sa mère près de lui, il ne tiendrait pas. Il avait besoin d’elle pour se sentir utile et pour compter pour quelqu’un. Même si celle-ci s’en foutait royalement de sa présence, même si elle le frappait lorsqu’il tentait de lui enlever sa dose de drogue. Il devait être là pour elle. C’était son devoir. Sinon, qui l’aiderait ? Pas son père. Pas son frère. Elle n’avait personne à part lui.

    Il regarda rapidement autour de lui et comprit vite qu’ici « on ne faisait pas crédit »… Il se mordit la lèvre inférieure. Il devait réfléchir vite car quelque chose lui disait que plus sa mère et lui restait ici, plus cela lui coûterait cher… et il ne se trompait pas car à peine que ses yeux se reconcentrèrent sur sa mère, il vit cette dernière commander du champagne. Il eut un petit soupir. Il ne pouvait strictement rien faire pour l’en empêcher. Tout ce qu’il pouvait faire, c’est payer à sa place, réparer les pots cassés derrière elle. Pour changer. « Tu peux… attendre… juste deux minutes… je vais chercher de l’argent… Juste deux petites minutes… » Il parlait à Maddox, en espérant qu’il comprendrait et accepterait. Min Ji ne voulait pas que sa mère ne reste plus longtemps dans un tel endroit.

    Il enleva rapidement sa jaquette et se rapprocha du canapé où Maddox et sa mère se trouvaient et posa son vêtement sur les genoux de celle-ci. Au moins, ses jambes étaient couvertes maintenant. Elle ne prendra pas froid avec sa robe légère qui ne couvrait rien de ses membres maigres. Il jeta un bref regard au jeune homme et se redressa pour sortir du club, pressé. Il savait que son frère devait se trouver à quelques rues de là. C’était toujours dans le coin qu’il traînait avec sa bande… mais son jumeau ne lui donnerait rien. Il devait courir plus loin jusqu’au prochain endroit où il pourrait retirer de l’argent. Il donna une petite tape à sa jambe droite. Si seulement il savait courir vite… Ce serait vachement pratique dans ce genre de situations. Nouveau soupir… Et il s’élança. Il n’avait pas le temps de traîner.

    Certaines personnes le regardaient passer comme s’il était cinglé. Mais la plupart l’ignorèrent tout simplement. Dans ce genre de quartier, on s’en fichait un peu de ce que les autres faisaient. Mieux valait ne pas trop s’approcher des affaires du voisin. C’était beaucoup mieux ainsi. Min Ji en avait l’habitude. Il y avait passé toute sa vie. Le quotidien y était peut-être rude néanmoins, on était prêt à tout après. Il faisait froid dans la nuit sombre. Sa jaquette n’aurait pas été de trop.

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